Nofollow ou dofollow : la différence enfin expliquée simplement

Dofollow, nofollow : on répète que le nofollow « ne transmet rien », mais c'est faux depuis 2019. Découvrez pourquoi cela change votre stratégie de liens en 2026.

Nofollow ou dofollow : la différence enfin expliquée simplement

Il y a une question qu'on me pose à chaque audit, sans exception, et toujours sur le même ton un peu inquiet : « Est-ce que ce lien compte, ou est-ce qu'il ne compte pas ? » La personne a souvent passé une après-midi entière à éplucher les backlinks d'un concurrent, et elle est tombée sur une colonne bizarre dans son outil. Dofollow. Nofollow. Deux mots, et soudain tout le monde doute de tout.

Je vais vous dire ce qui m'agace dans la façon dont ce sujet est traité : on répète partout que le nofollow « ne transmet rien », et on s'arrête là. Sauf que ce n'est plus tout à fait vrai, et ça change concrètement la façon dont vous devez construire vos liens en 2026. Commençons par le socle, puis j'attaque ce que la plupart des articles oublient.

Points clés à retenir

  • Un lien dofollow est un lien normal : par défaut, rien à ajouter dans le code.
  • Un lien nofollow porte l'attribut rel="nofollow" et signale que l'éditeur ne cautionne pas la page visée.
  • Le nofollow n'est pas une consigne stricte pour Google : c'est un indice qu'il peut choisir de suivre ou non.
  • Depuis l'annonce de 2019, deux attributs cousins existent : rel="sponsored" pour les liens payants, rel="ugc" pour les contenus générés par les utilisateurs.
  • Aucun de ces attributs n'est un interrupteur magique : le contexte de la page compte autant que le lien lui-même.
  • Mettre tous ses liens sortants en nofollow « au cas où » est une erreur que je vois encore trop souvent.

La vraie différence entre un lien dofollow et un lien nofollow

Un lien dofollow est le comportement par défaut du HTML. Vous écrivez une balise <a>, vous y mettez votre URL, et c'est tout. Aucun attribut particulier. Le moteur suit le lien, et ce lien est traité comme un signal positif potentiel vers la page de destination : il peut contribuer à son autorité.

Un lien nofollow, lui, porte une précision explicite dans le code : rel="nofollow". C'est un message que l'éditeur envoie au moteur. Pas « ne clique pas », mais plutôt : je ne cautionne pas ce lien, je n'en suis pas responsable. Le cas typique, c'est la zone de commentaires d'un blog. Vous laissez les gens écrire, mais vous ne voulez pas garantir ce qu'ils pointent.

Quelle est la différence entre un lien dofollow et un lien nofollow ?

La différence tient en un mot : le cautionnement. Le dofollow dit « je recommande, ou du moins je vais dans ce sens ». Le nofollow dit « ce lien est là, mais il ne vient pas de moi ». Concrètement, ça se traduit dans le code par la présence ou l'absence de l'attribut rel="nofollow", et dans les faits par le fait que le premier transmet de la valeur ou de l'autorité à la page ciblée, tandis que le second ne le fait normalement pas.

Attention au piège classique : beaucoup confondent « nofollow » et « lien cassé » ou « lien invisible ». Non. Le lien reste cliquable pour un humain. Il fonctionne parfaitement pour l'internaute. C'est juste le traitement par les moteurs qui change.

C'est quoi un lien dofollow, concrètement ?

Prenons un exemple que je montre en audit, parce qu'il parle tout de suite. Imaginez deux articles de blog qui pointent vers votre page produit. Le premier vous cite dans un paragraphe et ajoute votre URL dans le flux du texte, sans rien toucher. C'est un dofollow. Le second vous cite dans une liste de « ressources » en bas de page, avec un nofollow. Visuellement, pour un lecteur, les deux liens se ressemblent comme deux gouttes d'eau. Sauf qu'un seul des deux est censé jouer en votre faveur pour l'autorité.

C'est quoi un lien dofollow ?

Un lien dofollow, c'est simplement un lien normal. Pas d'attribut, pas de drapeau, rien de spécial dans le code. Il transmet de la valeur et sert de signal de pertinence pour les moteurs, qui s'en servent pour comprendre la qualité des pages et de leurs relations. Voilà pourquoi on l'appelle parfois « lien suivi » : le moteur le suit et l'intègre à son évaluation.

C'est le format que vous voulez obtenir quand vous travaillez votre netlinking. Quand une personne vous cite spontanément dans un article, il y a de bonnes chances qu'elle ait laissé votre lien en dofollow sans même y penser. C'est le comportement par défaut : pour obtenir du nofollow, il faut agir, pas s'abstenir.

Qu'est-ce qu'un lien nofollow et comment fonctionne-t-il ?

Ici, je dois casser une idée reçue que je vois recopiée partout, y compris dans des articles récents. Le nofollow n'est pas un mur. Ce n'est pas un ordre absolu que le moteur respecte au pied de la lettre. Depuis 2019, Google le traite comme un indice (un « hint ») qu'il peut prendre en compte… ou ignorer s'il estime que c'est pertinent. Autrement dit, un nofollow peut, dans certains cas, être suivi. Rarement, mais c'est possible. Rien n'est binaire.

Qu'est-ce qu'un lien nofollow et comment fonctionne-t-il ?

Pourquoi cette nuance est importante ? Parce qu'elle détruit l'argument du « je mets tout en nofollow, comme ça je suis tranquille ». Ce réflexe ne vous protège pas d'un lien toxique qu'on aurait placé vers votre site, et il vous prive de la valeur d'un lien de qualité. Franchement, cette stratégie du « au cas où » est l'une des habitudes les plus contre-productives que je rencontre.

Comment vérifier en quelques secondes si un lien est nofollow ?

Pas besoin d'un diplôme. Trois méthodes suffisent, de la plus rapide à la plus manuelle :

  1. Faites un clic droit sur le lien, puis « Inspecter ». Le code s'ouvre directement sur la balise : vous voyez rel="nofollow" ou son absence.
  2. Passez par une extension de navigateur dédiée au SEO, qui surligne les liens de couleurs différentes selon leur type.
  3. Utilisez un outil d'analyse de backlinks quand vous voulez un rapport de masse, pas un lien isolé.

La première méthode prend dix secondes et ne coûte rien. C'est celle que je recommande pour un doute ponctuel.

En 2019, Google a introduit deux nouveaux attributs à côté du nofollow historique. rel="sponsored" sert à identifier un lien payant : partenariat, article sponsorisé, placement rémunéré. rel="ugc", lui, marque les liens issus de contenus générés par les utilisateurs : commentaires, posts de forum, profils.

Sponsored, ugc, nofollow : les attributs que tout le monde oublie

Pourquoi ça compte ? Parce que si vous monétisez votre site via des articles sponsorisés, coller un simple nofollow n'est plus vraiment la bonne pratique. Le sponsored est fait pour ça. Ça n'a rien d'un détail cosmétique : c'est une question d'honnêteté du signal que vous envoyez.

Je le précise parce que dans la majorité des comparaisons que je lis, ces deux-là sont expédiés en une demi-ligne. Alors qu'en 2026, ils font partie du paysage normal du lien.

Tableau comparatif : dofollow, nofollow, sponsored, ugc

Type Attribut HTML Transmet de la valeur ? Usage recommandé
Dofollow aucun (ou rel="dofollow", non standard) Oui, par défaut Liens éditoriaux spontanés, citations de confiance
Nofollow rel="nofollow" Non, normalement Liens non cautionnés, contenus tiers douteux
Sponsored rel="sponsored" Non, normalement Liens payants, partenariats, articles sponsorisés
UGC rel="ugc" Non, normalement Commentaires, forums, contributions d'utilisateurs

Une remarque sur ce tableau : « non, normalement ». Ce mot « normalement » fait tout le sel du sujet. Traitez le nofollow comme une indication forte, pas comme une certitude mathématique.

Quels sont les 3 types de SEO ?

On me pose souvent cette question dans la foulée de la discussion sur les liens, parce que le lien vit dans l'un de ces trois grands chantiers. Voici comment on les distingue habituellement :

  • Le SEO technique : tout ce qui rend le site explorable et rapide — structure, vitesse, indexation, balisage.
  • Le SEO on-page : le contenu, les titres, les mots-clés, les balises, la qualité des pages elles-mêmes. Indissociable de la pertinence perçue.
  • Le SEO off-page : tout ce qui se passe ailleurs et pointe vers vous — backlinks, mentions, signaux externes. C'est là que dofollow et nofollow entrent en jeu.

Bon, la frontière n'est pas toujours nette : un maillage interne bien fait est un peu des trois à la fois. Mais retenir cette séparation aide à savoir où mettre son énergie. Et quand quelqu'un vous parle de netlinking, il parle d'off-page.

Trois erreurs que je vois encore (dont une que j'ai commise)

La première, c'est de tout mettre en nofollow par réflexe. Je l'ai fait sur un de mes premiers projets, persuadé de « sécuriser » mon profil. Résultat : j'ai probablement enterré des liens sortants qui auraient pu nourrir des relations éditoriales. Je ne referai pas cette erreur.

La deuxième, c'est de refuser un lien sous prétexte qu'il est en nofollow. Un lien nofollow reste un lien : il peut amener du trafic, de la visibilité, des lecteurs. Le jeter uniquement à cause de son attribut, c'est passer à côté de l'essentiel.

La troisième, plus sournoise : croire qu'un dofollow est forcément bon et un nofollow forcément mauvais. Faux. Un dofollow toxique peut vous coûter cher, et un nofollow placé sur une page légitime ne fait de mal à personne. Le contexte prime toujours sur l'attribut.

Ce qui m'amène à ceci, et je le pense sincèrement : dans la plupart des projets que j'accompagne, le problème n'est jamais l'attribut lui-même. Le problème, c'est qu'on cherche une règle simple pour un sujet qui n'en a pas. Dofollow, nofollow, sponsored, ugc — ce sont quatre nuances du même geste : dire au moteur ce qu'on pense du lien qu'on pose. La vraie question n'est pas « quel attribut ? », c'est « est-ce que ce lien mérite ma confiance ? ». Répondez à celle-là, et le reste suit tout seul.

Bastien Gauthier

Bastien Gauthier

Bastien Gauthier est un spécialiste reconnu du SEO technique, des Core Web Vitals, du SEO local et de l'optimisation de la vitesse des sites. Il accompagne les entreprises dans l'amélioration de leurs performances web et de leur visibilité en ligne, en alliant rigueur analytique et solutions concrètes. Passionné par les enjeux de performance et d'expérience utilisateur, il met son expertise au service de projets variés avec pédagogie et efficacité.

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